Ce n'est pas moi qui clame, c'est la terre qui tonne,
Gare à toi, gare, car le Diable est devenu démon,
Fuis au fond des sources pures et profondes
Replie-toi dans la plaque de verre,
Dérobe-toi dans la lumière des diamants,
Sous les pierres parmi les insectes rampants,
Oh, cache-toi dans le pain frais,
Pauvre, pauvre ami.
Infiltre-toi dans la terre avec les pluies nouvelles
Et c'est en vain que tu caches ton visage en toi-même,
Tu ne pourras jamais le laver que dans l'autre,
Sois la lame de la petite herbe
Et tu seras plus grand que l'axe de l'univers.
Oh, machines, oiseaux, feuillages et étoiles,
Notre mère stérile réclame un enfant,
Mon ami, mon amour d'ami,
Que cela soit terrible ou sublime,
Ce n'est pas moi qui clame, c'est la terre qui tonne !
Attila jozsef, poète Hongrois, texte adapté par Noir Désir.
Derniers Commentaires