Samedi 16 février 2008
Ce n'est pas moi qui clame, c'est la terre qui tonne,
Gare à toi, gare, car le Diable est devenu démon,
Fuis au fond des sources pures et profondes
Replie-toi dans la plaque de verre,
Dérobe-toi dans la lumière des diamants,
Sous les pierres parmi les insectes rampants,
Oh, cache-toi dans le pain frais,
Pauvre, pauvre ami.
Infiltre-toi dans la terre avec les pluies nouvelles
Et c'est en vain que tu caches ton visage en toi-même,
Tu ne pourras jamais le laver que dans l'autre,
Sois la lame de la petite herbe
Et tu seras plus grand que l'axe de l'univers.
Oh, machines, oiseaux, feuillages et étoiles,
Notre mère stérile réclame un enfant,
Mon ami, mon amour d'ami,
Que cela soit terrible ou sublime,
Ce n'est pas moi qui clame, c'est la terre qui tonne !



Attila jozsef, poète Hongrois, texte adapté par Noir Désir.

par Lili publié dans : Le don des mots, la force des écrits...
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Samedi 16 février 2008

 

Des paroles, dites, entendues, murmurées, soufflées, chantées, pleurées...par des artistes, des penseurs, des anonymes, des inconnus, des amis, moi, toi, eux...



"Détourne ton regard, regarde ce qui est bon et beau..."
D.


"La joie est en tout, il faut savoir l'extraire.."
Proverbe Chinois.


"Toute créature vivante sur terre meurt seule..."
Extrait du film Donnie Darko.


"A la vie, à l'amer..."
Noir Désir.


"Je suis fou d'ailes..."
D.


"L'enfant qui resterait à terre après être tombé en apprenant à marcher, ne marcherait jamais."
Inconnu.


"Allez debout, on les veut les rêves, en étincelle de bout en bout. Sauve-nous petites bouts de flamme, espoir femmme je vote pour toi pour toujours..."
Dionysos.


"Perdu l'un dans l'autre, éperdus l'un de l'autre.."
D.


"Ce n'est pas moi qui clame, c'est la terre qui tonne !"
Attila Jozsef, poète Hongrois.


"Et partout j'ai cherché ta bouche mandarine, Acide, généreuse, mes lèvres que tu manges. Par l'Amour d'un Loup, chaque nuit assassine les orages. Un baiser sur tes deux yeux : "Dors Ange!'
D.


"C'est en vain que tu caches ton visage en toi même, tu ne pourras jamais te laver que dans l'autre..."
Attila Jozsef, poète Hongrois.


"Entre nous c'est à la bière à la mort ! "
D.


"Comme la pluie sur le champ....il renaît sous ses larmes.."
D.


"Si nous n'étions pas si impulsifs, nous regarderions passer le monde, s'excusant chaque seconde de n'avoir pas agit quand il le fallait pour un instant qui ne se reproduira plus..."
D.


"Le secret est d'arrêter de se battre contre et de commencer à se battre pour.."
D.
par Lili publié dans : Le don des mots, la force des écrits...
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Vendredi 8 février 2008

Quand l'amour vous fait signe, suivez le.

Bien que ses voies soient dures et rudes.

Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.

Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.

Et quand il vous parle, croyez en lui.

Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins.

Car de même que l'amour vous couronne, il doit vous crucifier.

De même qu'il vous fait croître, il vous élague.

De même qu'il s'élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus délicates qui frémissent au soleil,

Ainsi il descendra jusqu'à vos racines et secouera leur emprise à la terre.

Comme des gerbes de blé, il vous rassemble en lui.

Il vous bat pour vous mettre à nu.

Il vous tamise pour vous libérer de votre écorce.

Il vous broie jusqu'à la blancheur.

Il vous pétrit jusqu'à vous rendre souple.

[...]

Toutes ces choses, l'amour l'accomplira sur vous afin que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur, et par cette connaissance devenir une parcelle du cœur de la Vie.

Mais si, dans votre appréhension, vous ne cherchez que la paix de l'amour et le plaisir de l'amour.

Alors il vaut mieux couvrir votre nudité et quitter le champ où l'amour vous moissonne,

Pour le monde sans saisons où vous rirez, mais point de tous vos rires, et vous pleurerez, mais point de toutes vos larmes.

L'amour ne donne que de lui-même, et ne prend que de lui-même.

L'amour ne possède pas, ni ne veut être possédé.

Car l'amour suffit à l'amour.

[...]

Et ne pensez pas que vous pouvez infléchir le cours de l'amour car l'amour, s'il vous en trouve digne, dirige votre cours.

L'amour n'a d'autre désir que de s'accomplir.

Mais si vous aimez et que vos besoins doivent avoir des désirs, qu'ils soient ainsi :

Fondre et couler comme le ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.

Connaître la douleur de trop de tendresse.

Etre blessé par votre propre compréhension de l'amour ;

Et en saigner volontiers et dans la joie.

Se réveiller à l'aube avec un cœur prêt à s'envoler et rendre grâce pour une nouvelle journée d'amour ;

Se reposer au milieu du jour et méditer sur l'extase de l'amour ;

Retourner en sa demeure au crépuscule avec gratitude ;

Et alors s'endormir avec une prière pour le bien-aimé dans votre cœur et un chant de louanges sur vos lèvres.




KHALIL GIBRAN

par Lili publié dans : Le don des mots, la force des écrits...
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Vendredi 8 février 2008

Liberté

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom
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Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom


Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom


Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom


Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom


Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom


Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

liberte.jpg
Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom


Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom


Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom


Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom


Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom


Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambreppcridupeuple_1024.jpg
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom


Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom


Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom


Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom


Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom


Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulésP201PICA.jpg
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom


Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom


Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom


Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer



Liberté.
Paul Eluard
in Poésies et vérités 1942
Ed. de Minuit, 1942


                                     *** illustrations de : Léger, Lacroix, Tardi, Picasso

par Lili publié dans : Le don des mots, la force des écrits...
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